Femme en denim avec casque à côté d’un scooter électrique en ville

Assurance trottinette électrique : Comment bien choisir ?

16 février 2026

3 750 euros d’amende. C’est le montant qui attend tout propriétaire de trottinette électrique circulant sans assurance dédiée, selon la législation française. Pourtant, la plupart des utilisateurs ignorent encore les risques réels, baladés entre contrats obscurs, exclusions piégeuses et tarifs incompréhensibles. La complexité du marché de l’assurance trottinette électrique n’épargne personne, et l’addition peut vite grimper pour les moins avertis.

La diversité des contrats a de quoi dérouter. Certains assureurs ferment la porte à toute indemnisation si l’accident a lieu hors de la voie publique. D’autres, au contraire, incluent d’emblée la protection contre le vol ou la casse. Face à ces disparités, il n’y a pas d’autre choix que d’éplucher chaque ligne des conditions générales avant d’apposer sa signature.

Trottinette électrique : ce que dit la loi sur l’assurance

Le code des assurances tranche sans détour : tout propriétaire de trottinette électrique doit détenir une assurance responsabilité civile spécifique. Depuis 2019, ces engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) sont considérés comme de véritables véhicules électriques individuels, qu’ils filent en centre-ville ou sur les routes de périphérie. Ni la fréquence d’utilisation, ni la nature privée ou professionnelle de vos trajets n’entre en jeu.

Pourquoi cette obligation ? Les pouvoirs publics veulent responsabiliser chaque utilisateur lorsqu’il cause des dommages à autrui. L’ancienne responsabilité civile de votre assurance habitation n’intervient plus : elle ignore tout incident impliquant un déplacement personnel motorisé. Rouler sans assurance, c’est risquer une amende allant jusqu’à 3 750 euros, et voir sa trottinette mise hors service.

Les exigences sont claires et s’inscrivent dans la sécurité routière. Dès que la machine dépasse 6 km/h à l’aide de son moteur, la loi s’applique. Plusieurs points méritent d’être retenus avant d’emprunter la chaussée :

  • Il faut une assurance spécifique dès la première utilisation sur la voie publique.
  • Les contrats classiques n’ajoutent aucune protection à ce type de véhicule.
  • Faire l’impasse sur l’assurance expose à une sanction financière mais aussi à la confiscation de l’engin.

Le ton du législateur ne laisse aucun doute : trottinette électrique, gyropode ou monoroue, tous sont soumis au code de la route et au code des assurances, sans échappatoire. Même en location, l’utilisateur reste concerné par la réglementation.

Quels types de garanties sont vraiment utiles pour rouler serein ?

Impossible d’y échapper : la garantie responsabilité civile constitue la base, un rempart pour autrui quand un accident se produit. Elle fait figure d’obligation absolue pour tous les conducteurs de trottinette électrique. Mais se limiter à cette seule protection, c’est s’exposer à bien des tracas.

Pour qui souhaite circuler l’esprit tranquille, la garantie dommages corporels conducteur relève du bon sens. Elle prend le relais si vous êtes blessé, sans que personne d’autre ne soit fautif. Elle couvre les frais médicaux, l’invalidité éventuelle, la perte de revenus en cas d’arrêt de travail. Un point à regarder de près, surtout au milieu du trafic urbain.

Côté matériel, difficile d’ignorer le vol. Une trottinette électrique attire les convoitises et sollicite la vigilance. Quand l’engin a de la valeur, la garantie vol vaut la peine. Restez attentif aux conditions, elles sont parfois strictes : certains contrats imposent un antivol homologué ou un lieu de stationnement bien défini pour envisager toute indemnisation.

Autre volet à ne pas écarter, la protection juridique et la défense pénale. Un banal accrochage peut vite tourner au casse-tête juridique, avec des démarches à n’en plus finir. Ces garanties facilitent la gestion des litiges et des coût de procédure. Certaines formules intègrent aussi une assistance (dépannage, rapatriement du véhicule, aide en cas de panne), histoire de ne pas finir votre journée à pied.

Pour y voir clair, listez les garanties à examiner lors de la souscription :

  • Responsabilité civile : base indispensable prévue par la réglementation
  • Dommages corporels conducteur : recommandée si vous circulez régulièrement
  • Vol : à sélectionner selon la valeur de votre engin et vos habitudes
  • Protection juridique et assistance : pour faire face sereinement à l’imprévu

Comparer les offres : les critères à ne pas négliger pour bien choisir

Difficile de passer à côté du foisonnement d’offres en assurance trottinette électrique. Se contenter du tarif, ce serait oublier les pièges qui peuvent se cacher derrière une mensualité a priori attractive : une franchise élevée, des exclusions de garantie pointilleuses ou un service client peu réactif.

Un comparatif rapide donne une idée du marché, mais rien ne remplace une lecture attentive des conditions générales. Selon les compagnies, la trottinette sera parfois intégrée à votre contrat existant ou exigera un contrat séparé. L’astuce consiste à choisir la formule qui colle à votre rythme de vie et à votre usage réel.

Pour ne pas tomber dans les chausse-trappes, il faut vérifier plusieurs paramètres :

  • La hauteur de la franchise en cas de sinistre.
  • Les exclusions de garantie fréquentes : vol sans effraction, absence d’équipement de protection, utilisation professionnelle non signalée…
  • La couverture des dommages matériels et la protection contre les dommages corporels pour le conducteur.

Enfin, évaluez la réactivité de l’assureur. Un interlocuteur disponible, apte à traiter un dossier dans l’urgence, fait la différence quand il faut vite retrouver sa mobilité. Le coût d’achat de la trottinette et vos habitudes de déplacement influent sur le niveau de cotisation : pour un usage quotidien ou intensif, viser plus large en garanties s’impose.

Homme d’affaires vérifiant documents près de son scooter électrique

Des conseils pratiques pour trouver l’assurance adaptée à votre usage

Les conducteurs de trottinette électrique n’ont pas tous le même profil. Pour certains, c’est un mode de transport quotidien, pour d’autres une simple solution du week-end. C’est pourtant ce mode d’utilisation qui doit guider le choix du contrat. Il est judicieux d’identifier d’abord la question de l’usage privé ou professionnel : beaucoup d’assureurs refusent de couvrir les sinistres lors d’une course rémunérée ou d’une livraison si cette option n’apparaît pas au contrat.

Le sort des accessoires mérite aussi un coup d’œil : casque, antivol homologué, tous les équipements ne sont pas toujours protégés, sauf mention expresse. Ceux qui alternent entre trottinette électrique, gyropode ou monoroue feront bien de vérifier la compatibilité des garanties : les assureurs ne couvrent pas systématiquement l’ensemble des nouveaux véhicules électriques individuels (nvei).

Au moment du choix, focalisez-vous sur ces points :

  • Le cadre de vie : par exemple, la présence d’un parking sécurisé limite les risques de vol et influe parfois sur l’étendue de la protection.
  • Certains contrats d’habitation ou multirisques proposent aujourd’hui des extensions pour les déplacements personnels motorisés. Un échange avec votre conseiller peut permettre d’identifier une clause adaptée à votre situation.
  • Respectez toujours la réglementation et choisissez les bons équipements (phare, avertisseur sonore, gilet réfléchissant…) afin de ne pas voir l’indemnisation diminuer le jour d’un accident.

Circuler en trottinette électrique exige de rester informé, équipé, et prudent. Une assurance cohérente avec vos habitudes n’est pas un luxe mais le socle d’une mobilité sereine. En sélectionnant le contrat adapté, vous gagnez non seulement en sécurité, mais aussi en liberté. La route s’ouvre, à condition de faire le bon choix aujourd’hui.

Articles similaires